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dimanche 28 octobre 2007

Spot the difference - Part 2

Je continue ma série "Spot the différence" commencée il y a quelques semaines. Aujourd'hui transport ...

Transports en commun

- Dans le bus, le prix du ticket de bus est calculé au pro rata de la distance parcourue – pratique si on ne prend le bus que pour 2 arrêts (oui, quand il tombe des trombes d’eau, on prend parfois le bus pour 2 arrêts !) Mais on peut aussi acheter des cartes hebdomadaires ou mensuels. En revanche, dans le métro, c’est tarif unique…

- Dans le bus encore, on remercie toujours le chauffeur en descendant : à Manchester c’était « Ta, love », à Sheffield « Cheers, duck » et à Glasgow, c’est « Thanks driver » ou « Thanks son ».


- Il faut être sorti(e) de Polytechnique pour comprendre les tarifs de train. Un même trajet peut couter du simple au double selon la compagnie, la date ou même le jour et l’heure à laquelle vous réservez votre billet et l’âge du capitaine …Et un aller simple ne coute pas la moitié d’un aller retour, ce serait trop simple. Vive la privatisation ...

- On ne composte pas ses billets de train. En revanche, certaines gares ont des barrières de sécurité comme dans le métro (Queen Street et Waverley en particulier). Ce qui peut être pénible quand on sort d’un train bondé et qu’on a une correspondance un peu courte…

- Les trains n’ont pas de numéro, comme en France – « le TGV numéro 2870B à destination de Paris est arrivé voie B». Ici, les trains sont annoncés en fonction de leur heure de départ ou d’arrivée – enfin de l’horaire initialement prévu puisque, je n’apprendrais rien à personne, les trains britanniques sont souvent en retard – « we are sorry to announce that the 18:43 for Manchester is delayed by approximatively 10 minutes ».

- Dans les transports en commun, même bondés, les Brits laissent toujours leur place aux personnes âgées et femmes enceintes – enfin peut être pas à Londres mais d'après mon expérience, partout ailleurs oui…


- Dans de nombreuses grandes villes, on trouve le « Metro » dans les transports en commun, un journal quotidien gratuit. Evidemment, les articles ne sont pas toujours d’une très grande profondeur et les bus ou rames de métro ressemblent souvent à des dépotoirs a la fin de la journée. Mais moi je l’aime bien mon Metro quotidien (et je le ramène chez moi pour le recycler) !



Voiture

- Evidemment, les Britanniques conduisent du "mauvais" côté de la route et le volant est à droite - les pédales par contre sont les mêmes... Mais on s'habitue très vite !

Et l'on voit encore de temps en temps ces voitures à 3 roues qui étaient si pouplaires dans les seventies - les plus célèbres sont les Reliant Robin et elles me rappellent mon premier voyage en Angleterre quand j'étais en 6ème, ma famille d'accueil en avait une!


- On peut conduire accompagné de quelqu’un qui a le permis à partir de 17 ans à condition de placer une « L plate » à l’arrière de la voiture ( L pour Learner). En France, les règles pour la conduite accompagnée sont beaucoup plus strictes.

- Les radars sont annoncés par un panneau et un marquage au sol et il y a beaucoup moins de contrôles mobiles qu’en France. Les pénalités sont les mêmes : 3 points et £60 ou €90 (et j’en sais quelque chose…)



- Le permis est à point ici aussi, sauf que l’on commence avec 0 et que l’on en ajoute au fur et à mesure, arrivé à 12, permis confisqué !

- Le feu passe à l’orange avant de passer au vert.


- Il y a souvent des feux de l’autre coté d’un croisement (il me faudrait une photo...). Ca m’embrouillait beaucoup au début mais je reconnais que c’est pratique si on a un peu dépassé le feu ou quand on est piéton.

- (Presque) toutes les autoroutes sont gratuites.


- Les toilettes sur les aires d’autoroute sont toujours bien entretenues et très propres. En France on a encore des toilettes a la turque souvent dégoutantes. Toutes les services se ressemblent et on y trouve en général un newsagent (marchand de journaux), une chaine de fast food (KFC, Burger King, etc) et une amusement arcade. En France, on a les aires de repos toutes simples avec toilettes et tables de pique nique et parfois un espace de jeux, puis les aires de services avec station service, cafeteria, restaurant et parfois même un hôtel. Et puis on a le haut de gamme, les aires d’autoroute qui organisent des activités pédagogiques ou sportives. Le trajet devient partie intégrante du programme de vacances… Ca on n’a pas ici, l’autoroute est un moyen d’aller de A à B, pas un endroit pour avoir du fun !

- Et pour finir, spécialement pour Mo: une bande d’arrêt d’urgence s’appelle une « hard shoulder » - je n’ai jamais compris pourquoi …

samedi 29 septembre 2007

Spot the difference - Part 1

Cette semaine, je me suis ébouillantée pour la énième fois en nettoyant ma salle de bains. A l’ère de l’Internet haut débit et de l’écran plat, les foyers britanniques ne sont pas encore passés au robinet mélangeur. En tout cas pas dans mes 6 dernières maisons. Alors on continue à jongler entre les robinets d’eau froide et chaude, se geler une main et s’ébouillanter l’autre … Je suppose que c’est un geste inné pour les sujets de Sa Majesté mais moi, je m’y fais pas. Du coup, ça m’a fait réfléchir à toutes les petites différences du quotidien entre la France et la Grande Bretagne. Première partie aujourd’hui avec les différences dans la maison.


- Les maisons britanniques n’ont pas de volets. C’est génial pour les curieuses comme moi qui adorent épier la déco des voisins!






- Et pas de boite à lettres non plus, juste une fente dans la porte (pas pratique pour les colis, je suis toujours fourrée à mon dépôt Royal Mail). Et ce, même dans les immeubles. Les facteurs se paient donc tous les escaliers, il faut être sportif pour travailler chez Royal Mail !




- Les compteurs de gaz et d’électricité sont à l’intérieur, au lieu d’être dehors, dans le couloir ou à la cave. Du coup, on reçoit des visites de la compagnie de gaz ou d’électricité régulièrement. Généralement le samedi matin quand on fait la grasse matinée …



- Et en Ecosse, on n’a pas de compteur d’eau (et pas de facture !). On paie une somme forfaitaire incluse dans nos impôts locaux. Ca n’incite pas à l’économie malheureusement.

- Bien évidemment les prises électriques ne sont pas les mêmes, mais elles sont équipées d’interrupteurs, par mesure de sécurité. Combien de fois me suis-je réveillée le matin croyant avoir chargé mon portable …




- Je n’ai jamais mis les pieds dans une maison britannique qui n’avait pas son electric kettle. Je n’avais jamais vu ça avant d’habiter en Angleterre (c'était il y a 7 ans, je précise!). Ca me manquait tellement pendant mes vacances en France que j’en ai achetée une pour ma maman ! Mais ca c’est bien exporté et c’est de plus en plus commun en France aussi.




- Les toilettes sont la plupart du temps dans la salle de bains mais rarement séparés. Ca crée bien des tensions le matin, surtout quand on vit en colloc’…



- Toutes les salles de bains sont équipées de douches électriques mais jamais de prises électriques (c’est la loi !). En France c’est l’inverse – prises mais pas de douches électriques. Claude François serait peut être encore parmi nous.



- Ici, le papier toilette est généralement blanc et non pas le classique rose pale. Enfin pour les nostalgiques, on trouve quand même du rose pale si on veut ! Mais j’ai remarqué qu’en France aussi, le rose fait la place au blanc petit à petit. J’ai jamais bien compris pourquoi rose de toute façon ?





- Les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir « en grand » comme en France, en général elles basculent ou coulissent. Dans le pire des cas, il n’y a qu’un petit battant en haut de la fenêtre qui bascule. Par contre j’adore les classiques bay window qui laissent rentrer tellement de lumière !






- Et enfin, les oreillers sont rectangulaires. Ca me cause bien des soucis quand on m’offre des parures de lits françaises. En revanche, les torchons sont carrés.








Voilà c'est tout pour aujourd'hui! Mais c'est un work in progress ce billet alors j'en rajouterai peut être...



Edit - Comme me l'a fait remarquer Pascale, j'ai oublié une différence de taille: la chasse d'eau des toilettes! En France, on tire ou pousse le petit bouchon sur le réservoir ou dans de nombreux bars et restaurants, la corde ... Mais ici, le reservoir est équippé d'une "poignée" qu'il faut soit pousser vers le bas, soit tirer vers le haut, et très souvent souvent pomper, pomper comme une malheureuse pour que le réservoir daigne enfin se vider!

vendredi 28 septembre 2007

Langue bleue et vache folle


Ces derniers temps, on a recommencé à parler de la fièvre aphteuse de notre coté de la Manche, avec quelques cas recensés au mois d’août et il y a une dizaine de jours.

Evidemment, c’est une grande source d’inquiétude pour les fermiers et éleveurs. Mais moi je ne peux pas m’empêcher de sourire lorsque l’on parle de cette maladie : foot and mouth disease - la maladie de la bouche et du pied … Franchement ça fait pas sérieux ! Fièvre aphteuse, c’est plus inquiétant, on sait pas trop quels sont les symptômes, ça fait plus scientifique et professionnel. Et puis je me suis rendue compte que de nombreuses maladies animales portent également des noms très imagés : blue tongue disease (également d’actualité – moi ca me rappelle une certaine soirée ou j’avais un peu forcé sur le curaçao…), blackleg disease, milk fever ou foot rot. En français, toutes ces maladies ont des noms bien professionnels : fièvre catarrhale du mouton, charbon symptomatique, hypocalcémie et pododermite ! (ca se voit que j’ai eu un copain véto ?) Je crois que je préfère les versions anglaises, au moins on voit bien quel est le problème ! A quand la maladie du nez qui coule ou des boutons qui grattent ?


Enfin ma préférée de tous les temps, c’est quand même la mad cow disease – la maladie de la vache folle – elle était tellement bien celle là que même les français l’ont adoptée. C’est sûr que c’est plus facile que encéphalopathie spongiforme bovine …

jeudi 7 juin 2007

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Grande Bretagne ...




... sans jamais oser le demander!

La Reine s'apprête à célébrer son "anniversaire" le weekend prochain. Certains d'entre vous ne le savent pas, mais la Reine a 2 anniversaires par an ... Et depuis des années, je me demande pourquoi. Après tout, elle doit recevoir assez de cadeaux à son premier anniversaire, un deuxième, c'est un peu greedy non? Donc aujourd'hui j'ai décidé d'apprendre pourquoi.

Et j'ai trouvé ce petit site sympa : 100 questions sur la Grande Bretagne compilées par l'Ambassade de Grande Bretagne à Paris. Il y a du sérieux : "Pourquoi la Grande Bretagne n'a pas de constitution écrite?" ou "Quelles sont les principales minorités ethniques et religions représentées en Grande Bretagne?" et du moins sérieux: "Quel est le plat préféré des britanniques?" ou "Pourquoi les britanniques aiment autant aller au pub?", des infos touristiques et pratiques, etc.

Bref, un petit site instructif et rigolo ...

jeudi 19 avril 2007

Pâques en Angleterre

Mieux vaut tard que jamais, voici le récit de mon weekend de Pâques…

En Ecosse, comme dans le reste du Royaume Uni, le Vendredi Saint (Good Friday) et le Lundi de Pâques (Easter Monday) sont tous deux fériés donc nous avons pu profiter d’un long weekend de quatre jours. Revenant tout juste d’un training course intensif près de Liverpool, j’étais épuisée et nous avions prévu avec Le Petit Chimiste un long weekend de farniente, balades et pub lunches dans les Highlands. Mais la famille du Petit Chimiste en avait décidé autrement et nous nous sommes retrouvés samedi sur la M6 en route pour le Lancashire. Finalement, j’étais ravie de voir mon petit neveu et ma petite nièce et profiter d’un weekend de Pâques plus traditionnel que ce que nous avions prévu.


Le dimanche de Pâques a débuté pour nous par un petit déjeuner à base de hot cross buns (la photo a été empruntée ici ou vous trouverez aussi une bonne recette)- et bien sur les incomparables free range eggs fraîchement pondus par les poules qui courent dans le champ d’à coté. Comme en France, les enfants étaient remontés comme des pendules dans l’attente de leur egg hunt. La récolte fut excellente – Easter Bunny ayant été particulièrement généreux cette année (ou la mémoire de Grandad s’améliore). Car oui, ici les œufs de Pâques ne sont pas parachutés par les cloches de retour de Rome mais par le Lapin de Pâques !
Pas de repas Pascal traditionnel dans la famille du Petit Chimiste mais généralement, la tradition comme en France, c’est un bon gigot d’agneau, accompagné de roast potatoes, carottes et parsnips et de mint sauce et suivi au dessert par un Simnel Cake – un genre de Christmas pudding recouvert de pate d’amande ou de glaçage au sucre (une recette bien appétissante ici)!


Nous, nous avons eu un toad in the hole (un crapaud dans le trou !) – un plat traditionnel anglais un peu old fashioned, que, malgré son nom peu appétissant, j’adore ! Le concept est très simple, des saucisses cuites dans un gigantesque Yorkshire pudding mais le résultat est fameux ! Pour les amateurs, la recette de Nigel Slater de dimanche et celle de Delia Smith, ma préférée avec la délicieuse onion gravy.




Lundi nous sommes allés à une egg rolling race à Aveham Park, Preston – une grande tradition du Lundi de Pâques. Le principe est simple : une foule d’enfants (et de "grands enfants"), armés d’œufs souvent bien décorés sont rassemblés en haut d’un talus, chaque enfant lance son œuf dans la pente et celui qui roule le plus bas sans être brisé a gagné. Il va falloir qu’on améliore notre technique ou peut être l’aérodynamisme de nos œufs avant l’année prochaine parce que les notres ne sont pas allés bien loin.

Egg rolling race at Aveham Park - sometimes in the twenties

En attendant, j’ai encore une montagne de chocolat à finir !

jeudi 8 mars 2007

On strike

La grève: une spécialité française, un sport national !

Chaque printemps, aux premiers rayons de soleil, les syndicats se réveillent de leur long sommeil d’hiver, les premiers préavis sont lancés, les premières manifestations organisées et les banderoles dépoussiérées. Après tout, on a une réputation à tenir ! Mais ici, depuis 1984-85, lorsque la Dame de Fer, aka Mrs Thatcher a écrasé la grève des mineurs, les trade unions (syndicats) ont été sérieusement affaiblies et les grèves sont rares.

C’est pourquoi tout le monde a été surpris hier quand un mouvement de grève sur le réseau ferroviaire écossais a été lançé par le RMT (National Union of Rail, Maritime and Transport Workers) – le premier en quatre ans ! Les aiguilleurs et agents de maintenance ont débrayé hier midi et ce jusqu'à demain midi, après que les négociations avec Network Rail sur la mise en place de la semaine à 35 heures aient échoué. Visiblement la grève a été bien suivie, avec de nombreux services réduits ou annulés, et c’était hier soir le chaos à Glasgow (et j’imagine partout en Ecosse) pour tous les commuters qui essayaient de rentrer chez eux.

Ce matin, mes collègues sont arrivés au goutte à goutte et beaucoup ont prévu de repartir tôt ce soir. A la machine à café, ça discute aujourd’hui réseau de bus et co-voiturage. Ça change des habituels gossips et des programmes télé de la veille ! Après la panique d’hier, le flegme britannique a bien vite repris le dessus et tout le monde s’adapte, sans s’énerver, à la situation. Admirable et ô combien différent des ronchonnements français ! Cela dit, si je devais prendre le train, je serais surement la première à râler ! You can take the girl out of France …

mardi 27 février 2007

My two pennies' worth on trains


Vous le savez déjà certainement : vendredi soir, un train Virgin en provenance de Londres et à destination de Glasgow a déraillé dans le comté de Cumbria, limitrophe de l’Ecosse.
Selon la police, le bilan est « quasi miraculeux ». Apres un weekend riche en émotions, il est temps maintenant de comprendre comment ce déraillement a pu arriver. Le train et le conducteur ont été mis hors de cause, le conducteur d’ailleurs salué unanimement pour son courage. Et il semblerait maintenant que ce serait le système d’aiguillage qui n’ait pas fonctionné correctement, malgré des travaux d’entretien menés sur cette voie la semaine précédente. Donc encore une fois, Network Rail, qui est la compagnie responsable de la maintenance et l’entretien du réseau ferroviaire, serait responsable d’un accident mortel.


Au début du mois de février, Blue écrivait deux billets qui comparaient les trains européens et pour moi elle résumait parfaitement bien la situation ! Nous autres français nous plaignons toujours de nos trains mais j’ai vite réalisé ici la chance que nous avons avec la SNCF. Je ne veux pas passer pour une chauviniste finie mais nos trains sont généralement fiables, propres, pas trop chers, à l’heure et sûrs – tout ce que les trains britanniques ne sont pas. Ici, les trains sont de plus en plus bondés, de plus en plus chers, souvent sales et mal entretenus. Et leur réputation d’être toujours en retard est encore souvent fondée, malgré une nette amélioration ces derniers temps.

Mais ce que je trouve le plus inquiétant, c’est que depuis que je vis en Grande Bretagne, il ne se passe pas une année sans un grave accident de train : 2000 Hatfield, 2001 Selby, 2002, Potters Bar, 2003, Pershore-Evesham, 2004, Tebay et Ufton Nervet, 2005, Moy, près d’Inverness, 2006, Copmanthorpe et maintenant 2007, Grayrigg. Evidemment, tous ne sont pas dus à l’incompétence de Network Rail, mais ça n’inspire pas confiance.

En Grande Bretagne, les routes sont saturées et de plus en plus, le gouvernement pénalise les automobilistes et encourage les voyageurs à emprunter les transports en communs pour se déplacer. L’intention est louable, mais encore faudrait-il pouvoir garantir aux voyageurs qu’ils vont arriver à leur destination à l’heure et surtout en un seul morceau…

jeudi 22 février 2007

Hen do


Il y a quelques semaines, au cours d’une soirée un peu arrosée, Jane, la fiancée d’un collègue du Petit Chimiste m’a proposé de me joindre à sa hen do – son enterrement de vie de jeune fille. Dans l’enthousiasme du moment, j’ai accepté. Je me suis réveillée le lendemain matin avec un léger mal de tête et un sérieux sentiment d’appréhension (ou l'inverse?, je ne sais plus).

En France, un enterrement de vie de jeune fille (EVJF) est un rituel chaste, paisible et raffiné, un bon repas au restaurant, un peu de vin, le reste de la soirée sur la piste de danse, couchée pas trop tard. Et sobre. A l’EVJF le plus « explosif » auquel j’ai assisté, le serveur du restaurant avait déposé un baiser sur la bouche de la future mariée. Le reste des filles étaient offusquées … Wild ! La Française est gracieuse, bien élevée, ne se donne pas en spectacle et préférerait se tailler les veines plutôt que d’être ivre en public. La Britannique, en revanche, est provocante, bruyante, suggestive et préférerait se tailler les veines plutôt que de rentrer de sa hen night sobre. Bien sur j’exagère (j'aime les caricatures parfois!). Mais je suis allée à Blackpool, la capitale mondiale de la hen et stag do, un croisement entre Palavas les Flots et Las Vegas, l’antithèse du raffinement. J’ai vu les hordes de gars braillant devant les clubs de strip-tease, les groupes de filles, titubants sur leurs talons aiguilles, dans leur costume de Bunny, nurse ou school girls, complètement pompettes en milieu d’après midi… Ça ne m’avait pas vendu le concept de la hen do !

Je connais bien Jane, mais je ne connaissais pas ses girl friends, je m’attendais donc au pire lorsque je les ai rejoints à Queen Street il y a 3 semaines. J’ai failli rebrousser chemin quand je suis tombée sur un groupe de filles équipées de valises assorties rose fluo, oreilles de lapin et sifflets. J’ai vite repéré la hen (la future mariée), parée de la panoplie traditionnelle : voile, diadème et L plate. Une grande blonde. Ouf. Jane est une midget comme moi avec de longs cheveux couleur ébène.

Finalement, nous avons passé un weekend fantastique à Edinburgh. Logées dans un superbe hôtel, de superbes vues sur le château, un peu de tourisme, de bonnes expériences gastronomiques, un peu de salsa dancing et pour finir, une soirée mémorable a Mad Dogs, qui a fait honneur à son nom !

Je suis réconciliée avec les hen do !
Et le mariage est samedi, et j'ai vraiment hâte ...

vendredi 9 février 2007

English Broadcasting Corporation?


Hier, il a neigé en Angleterre et au Pays de Galles. Et en Ecosse un peu aussi. Mais pas à Glasgow, je suis bien déçue!


Si vous vivez en Grande Bretagne, je doute fort que l’information ait pu vous échapper. Je suis la première à m’emballer au moindre flocon, mais bon, je ne suis pas journaliste de la BBC! En regardant les informations, on aurait cru qu’il n’avait jamais neigé en Angleterre jusqu'à hier. Bernard Matthews devait être drôlement soulagé, tout d’un coup on ne parlait plus ni de ses dindes, ni de la grippe aviaire. Ditto, les terroristes présumés arrêtés la semaine dernière à Birmingham ou l’ayatollah Khamenei qui déplace sa flotte militaire dans le Golfe et la mer d’Oman et teste ses tout nouveaux missiles de défense pendant que la BBC filme des bonhommes de neige!

Généralement, je trouve que la BBC fait un travail de qualité. Récemment, Doctor Who et Robin Hood valaient le détour et j’ai été particulièrement impressionnée par la série de documentaires Planet Earth (available on DVD!). Les informations sont normalement présentées de façon objective et professionnelle. Mais j’ai remarqué récemment que la Corporation tombait de plus en plus souvent dans le sensationnalisme (comme hier) et le manque d’objectivité. Un autre petit défaut que je remarque seulement depuis que je vis en Ecosse, c’est que la BBC, British Broadcasting Corporation, a souvent tendance à oublier ses cousins du Nord – English Broadcasting Corporation, more like. Si la situation météo avait été inversée hier, nous aurions probablement eu droit à un petit décrochage d’une minute a la fin du journal !

Mais j’ai la mémoire courte et le pardon facile. Lundi matin, je tremperais de nouveau mes tartines devant BBC Breakfast !

PS. Photo : Glasgow University sous la neige – Mars 2006