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vendredi 23 octobre 2009

Gallus


Pour faire écho à mon billet précédent, pour les gens qui ne croient pas qu’à Glasgow on ne parle pas le même anglais qu’ailleurs, qui croient que ce n’est qu’une légende …


L’autre matin, à la crèche des garçons, un de leurs petits copains qui vient tout juste de commencer à marcher essaie d’escalader un petit tabouret pour attraper sa tétine sur le rebord de la fenêtre. L’éducatrice le rattrape et elle me lance : “That wee P. since he’s started walking he’s so gallus !”


Un petit tour sur Wikipedia et voilà:
Gallus: A British dialect word, chiefly Scottish, for 1. self confident, daring, cheeky. 2. stylish, impressive
Origin: derogatory, meaning wild, a rascal; deserving to be hanged (from the Gallows)

Donc le petit P, depuis qu’il marche, il est un peu trop sûr de lui, audacieux, un vrai petit coquin. Enfin je pense que c’est ce qu’elle voulait dire parce qu’avec son jogging, ses Nike taille 18 et sa chaine en or qui brille, je n’aurais pas décrit P. comme élégant.

Baby ned, oui. Stylish, non.

Disclaimer. Avant que l'on ne me jette des pierres pour m'en prendre à un innocent petit enfant, je n'ai rien contre baby P, je le trouve super mignon et je l'adopterai presque. Gallus ou pas. C'est avec ses parents que j'ai un problème.

dimanche 28 octobre 2007

Spot the difference - Part 2

Je continue ma série "Spot the différence" commencée il y a quelques semaines. Aujourd'hui transport ...

Transports en commun

- Dans le bus, le prix du ticket de bus est calculé au pro rata de la distance parcourue – pratique si on ne prend le bus que pour 2 arrêts (oui, quand il tombe des trombes d’eau, on prend parfois le bus pour 2 arrêts !) Mais on peut aussi acheter des cartes hebdomadaires ou mensuels. En revanche, dans le métro, c’est tarif unique…

- Dans le bus encore, on remercie toujours le chauffeur en descendant : à Manchester c’était « Ta, love », à Sheffield « Cheers, duck » et à Glasgow, c’est « Thanks driver » ou « Thanks son ».


- Il faut être sorti(e) de Polytechnique pour comprendre les tarifs de train. Un même trajet peut couter du simple au double selon la compagnie, la date ou même le jour et l’heure à laquelle vous réservez votre billet et l’âge du capitaine …Et un aller simple ne coute pas la moitié d’un aller retour, ce serait trop simple. Vive la privatisation ...

- On ne composte pas ses billets de train. En revanche, certaines gares ont des barrières de sécurité comme dans le métro (Queen Street et Waverley en particulier). Ce qui peut être pénible quand on sort d’un train bondé et qu’on a une correspondance un peu courte…

- Les trains n’ont pas de numéro, comme en France – « le TGV numéro 2870B à destination de Paris est arrivé voie B». Ici, les trains sont annoncés en fonction de leur heure de départ ou d’arrivée – enfin de l’horaire initialement prévu puisque, je n’apprendrais rien à personne, les trains britanniques sont souvent en retard – « we are sorry to announce that the 18:43 for Manchester is delayed by approximatively 10 minutes ».

- Dans les transports en commun, même bondés, les Brits laissent toujours leur place aux personnes âgées et femmes enceintes – enfin peut être pas à Londres mais d'après mon expérience, partout ailleurs oui…


- Dans de nombreuses grandes villes, on trouve le « Metro » dans les transports en commun, un journal quotidien gratuit. Evidemment, les articles ne sont pas toujours d’une très grande profondeur et les bus ou rames de métro ressemblent souvent à des dépotoirs a la fin de la journée. Mais moi je l’aime bien mon Metro quotidien (et je le ramène chez moi pour le recycler) !



Voiture

- Evidemment, les Britanniques conduisent du "mauvais" côté de la route et le volant est à droite - les pédales par contre sont les mêmes... Mais on s'habitue très vite !

Et l'on voit encore de temps en temps ces voitures à 3 roues qui étaient si pouplaires dans les seventies - les plus célèbres sont les Reliant Robin et elles me rappellent mon premier voyage en Angleterre quand j'étais en 6ème, ma famille d'accueil en avait une!


- On peut conduire accompagné de quelqu’un qui a le permis à partir de 17 ans à condition de placer une « L plate » à l’arrière de la voiture ( L pour Learner). En France, les règles pour la conduite accompagnée sont beaucoup plus strictes.

- Les radars sont annoncés par un panneau et un marquage au sol et il y a beaucoup moins de contrôles mobiles qu’en France. Les pénalités sont les mêmes : 3 points et £60 ou €90 (et j’en sais quelque chose…)



- Le permis est à point ici aussi, sauf que l’on commence avec 0 et que l’on en ajoute au fur et à mesure, arrivé à 12, permis confisqué !

- Le feu passe à l’orange avant de passer au vert.


- Il y a souvent des feux de l’autre coté d’un croisement (il me faudrait une photo...). Ca m’embrouillait beaucoup au début mais je reconnais que c’est pratique si on a un peu dépassé le feu ou quand on est piéton.

- (Presque) toutes les autoroutes sont gratuites.


- Les toilettes sur les aires d’autoroute sont toujours bien entretenues et très propres. En France on a encore des toilettes a la turque souvent dégoutantes. Toutes les services se ressemblent et on y trouve en général un newsagent (marchand de journaux), une chaine de fast food (KFC, Burger King, etc) et une amusement arcade. En France, on a les aires de repos toutes simples avec toilettes et tables de pique nique et parfois un espace de jeux, puis les aires de services avec station service, cafeteria, restaurant et parfois même un hôtel. Et puis on a le haut de gamme, les aires d’autoroute qui organisent des activités pédagogiques ou sportives. Le trajet devient partie intégrante du programme de vacances… Ca on n’a pas ici, l’autoroute est un moyen d’aller de A à B, pas un endroit pour avoir du fun !

- Et pour finir, spécialement pour Mo: une bande d’arrêt d’urgence s’appelle une « hard shoulder » - je n’ai jamais compris pourquoi …

mercredi 3 octobre 2007

Les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches?

Visiblement, le problème du séchage de linge cause pas mal d’émoi parmi mes lectrices!

Comme le faisait remarquer Pascale, le séchage en extérieur est plutôt risqué. A moins de passer sa journée à la fenêtre, se préparant à piquer un sprint pour lever son linge à la moindre goutte d’eau. Ca demande une grande confiance dans les prévisions météo ou une bonne dose d’inconscience. Perso, je ne risque que les draps, principalement parce que je n’ai pas la place de les faire sécher dedans ! Dans les tenements, on partage la corde à linge avec les voisins dans le back green. Nous profitons donc régulièrement des étalages de petites culottes de la voisine pas trop pudique …


Drying green (sans petites culottes)

Les propriétaires de maison portent en général leur choix sur une "whirligig" – genre de toile d’araignée giratoire sur pied, pour une photo allez voir chez Mo – drôlement plus perfectionné que la corde à linge de base et d’après Mo d’une efficacité remarquable…


L’alternative bien sûr, c’est le séchage en intérieur. Option sèche-linge électrique presque obligatoire l’hiver sinon le linge met des mois à sécher et finit par sentir le champignon des bois… Mais bon à l’heure de l’eco-friendliness, on essaie d’éviter ou au moins de limiter !

Reste donc le « tancarville » auquel, je pense, Mathilde faisait allusion. Et alors, les Brits ils sont forts, il y a du choix, je peux vous dire :

- la version mini accrochée au radiateur ou au dessus de la porte (bien pour les chaussettes et sous vêtements, après y a plus vraiment la place),

- la version paravent pas trop pratique et qui ne tient jamais debout - très à la mode il y a 5 ou 6 ans, £1 chez Poundstretcher, maintenant j’en vois moins et c'est tant mieux,


- la version table sur laquelle tu peux à peine mettre 2 tee- shirts et 3 pulls,




- le modèle au dessus, la version étagères pas trop pratique pour les pantalons,



- et puis la version déployée à plusieurs niveaux (les professionnels l’appellent eagle je crois), la Rolls Royce du genre se trouve chez nos amis suédois … Moi ma version préférée, c’est le séchoir pliable croisé (voir photo). J’ai toute une technique pour y faire sécher le maximum possible mais je vais en rester là avant de me faire recruter par le Women Institute !


Et vous vous séchez comment ?

samedi 29 septembre 2007

Spot the difference - Part 1

Cette semaine, je me suis ébouillantée pour la énième fois en nettoyant ma salle de bains. A l’ère de l’Internet haut débit et de l’écran plat, les foyers britanniques ne sont pas encore passés au robinet mélangeur. En tout cas pas dans mes 6 dernières maisons. Alors on continue à jongler entre les robinets d’eau froide et chaude, se geler une main et s’ébouillanter l’autre … Je suppose que c’est un geste inné pour les sujets de Sa Majesté mais moi, je m’y fais pas. Du coup, ça m’a fait réfléchir à toutes les petites différences du quotidien entre la France et la Grande Bretagne. Première partie aujourd’hui avec les différences dans la maison.


- Les maisons britanniques n’ont pas de volets. C’est génial pour les curieuses comme moi qui adorent épier la déco des voisins!






- Et pas de boite à lettres non plus, juste une fente dans la porte (pas pratique pour les colis, je suis toujours fourrée à mon dépôt Royal Mail). Et ce, même dans les immeubles. Les facteurs se paient donc tous les escaliers, il faut être sportif pour travailler chez Royal Mail !




- Les compteurs de gaz et d’électricité sont à l’intérieur, au lieu d’être dehors, dans le couloir ou à la cave. Du coup, on reçoit des visites de la compagnie de gaz ou d’électricité régulièrement. Généralement le samedi matin quand on fait la grasse matinée …



- Et en Ecosse, on n’a pas de compteur d’eau (et pas de facture !). On paie une somme forfaitaire incluse dans nos impôts locaux. Ca n’incite pas à l’économie malheureusement.

- Bien évidemment les prises électriques ne sont pas les mêmes, mais elles sont équipées d’interrupteurs, par mesure de sécurité. Combien de fois me suis-je réveillée le matin croyant avoir chargé mon portable …




- Je n’ai jamais mis les pieds dans une maison britannique qui n’avait pas son electric kettle. Je n’avais jamais vu ça avant d’habiter en Angleterre (c'était il y a 7 ans, je précise!). Ca me manquait tellement pendant mes vacances en France que j’en ai achetée une pour ma maman ! Mais ca c’est bien exporté et c’est de plus en plus commun en France aussi.




- Les toilettes sont la plupart du temps dans la salle de bains mais rarement séparés. Ca crée bien des tensions le matin, surtout quand on vit en colloc’…



- Toutes les salles de bains sont équipées de douches électriques mais jamais de prises électriques (c’est la loi !). En France c’est l’inverse – prises mais pas de douches électriques. Claude François serait peut être encore parmi nous.



- Ici, le papier toilette est généralement blanc et non pas le classique rose pale. Enfin pour les nostalgiques, on trouve quand même du rose pale si on veut ! Mais j’ai remarqué qu’en France aussi, le rose fait la place au blanc petit à petit. J’ai jamais bien compris pourquoi rose de toute façon ?





- Les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir « en grand » comme en France, en général elles basculent ou coulissent. Dans le pire des cas, il n’y a qu’un petit battant en haut de la fenêtre qui bascule. Par contre j’adore les classiques bay window qui laissent rentrer tellement de lumière !






- Et enfin, les oreillers sont rectangulaires. Ca me cause bien des soucis quand on m’offre des parures de lits françaises. En revanche, les torchons sont carrés.








Voilà c'est tout pour aujourd'hui! Mais c'est un work in progress ce billet alors j'en rajouterai peut être...



Edit - Comme me l'a fait remarquer Pascale, j'ai oublié une différence de taille: la chasse d'eau des toilettes! En France, on tire ou pousse le petit bouchon sur le réservoir ou dans de nombreux bars et restaurants, la corde ... Mais ici, le reservoir est équippé d'une "poignée" qu'il faut soit pousser vers le bas, soit tirer vers le haut, et très souvent souvent pomper, pomper comme une malheureuse pour que le réservoir daigne enfin se vider!