
Depuis quelques semaines, j’alterne sans véritable logique entre le français et l’anglais. Ca ne peut pas continuer comme ça !
Lorsque j’ai créé ce blog il y a bientôt 8 mois, j’ai décidé de l’écrire en français. Parce que c’est ma langue natale bien sûr, parce que je pensais être plus à l’aise écrivant en français, et surtout pour raison thérapeutique, parce que ca me permettait de travailler ce français que je perds peu a peu. Je sais que c’est dur à croire, ma langue natale et maternelle, c’est comme le vélo, ca ne devrait pas s’oublier … ! Mais langue maternelle ou pas, le manque de pratique se fait sentir peu à peu. Et ça fait un peu peur quand même. Combien de fois au téléphone dois-je réfléchir avant d’ouvrir la bouche, parce que ce que je veux dire ne me vient qu’en anglais ? Et combien de fois me suis faite reprendre ou gronder pour mes adaptations libres d’expressions anglaises, mes fautes de grammaire et mes barbarismes de langue. Certains de mes lecteurs ici m’ont d’ailleurs surpris en flagrant délit, malmenant cette belle langue qu’est le français. Mais que l’expat’ qui n’a jamais dit « ça fait du sens » me jette la première pierre !
Ma vie ici est en anglais à 99%. Je connais bien des français, mais quand on se voit, on est généralement avec des écossais ou mon Petit Chimiste et on parle anglais. Et quand on parle français, on le parle mal puisqu’on est bien sûr tous dans le même bateau. On trouve que ce film c’est un peu cheesy, que ce quartier c’est vraiment trop dodgy et on se fait du souci pour notre carbon footprint en sirotant une bonne pint… A la maison comme au boulot, à la ville comme au jardin, à la télé comme dans ma bibliothèque, éveillée ou endormie, partout, c’est english english english (enfin scottish mais ça c’est un autre problème)! Même ma maman parle anglais dans mes rêves. C’est peu étonnant alors que la version française de mon petit cerveau se rouille… C’est certainement pourquoi de plus en plus, et sans toujours m’en rendre compte, j’ai commencé à écrire mes billets en anglais. Paradoxalement, ça me vient souvent plus naturellement. Mais je dis halte. Ca ne va plus du tout cette schizophrénie linguistique !
Alors que faire ?
Ecrire en français me demande souvent un plus gros effort mais j’ai grand besoin de dérouiller mes méninges.
Ecrire en anglais serait plus facile et soyons honnête, me permettrait d’avoir plus de lecteurs (après tout, j’écris aussi pour être lue). Mais j’aurais l’impression de rejeter une partie de mon identité.
Il existe bien une solution, celle adoptée par Pascale : les billets bilingues, mais c’est un sacré travail !
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